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 Les techniques de combat

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Léonidas
Ier roi de Sparte et commandant des 300/ agent de la langue française
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MessageSujet: Les techniques de combat   Lun 26 Mar - 11:23

La phalange


La phalange (en grec ancien φάλαγξ / phálanx) est une formation de combat d'infanterie utilisée depuis le milieu du IIIe millénaire av. J.-C. en Mésopotamie par les Sumériens. Sa forme la plus connue est celle qui se répand dans l'ensemble de la Grèce antique à partir de la période post-géométrique (VIIe siècle av. J.-C.) jusqu'à la période hellénistique (1re moitié du IIe siècle av. J.-C.)

Celle-ci, composée en général de 8 à 12 rangs de hoplites, fantassins lourdement armés, en formation serrée avançant au pas de charge, évolue sous sa forme macédonienne en un corps de combattants rangés sur 16 lignes, plus légèrement cuirassés mais équipés de la sarisse, longue pique de 6 à 7 mètres équipée de pointes de bronze à chaque extrémité.

Ayant fait la gloire des armées grecques durant la période classique puis devenue l'un des instruments de la conquête d'Alexandre le Grand, la phalange, formation trop rigide et incapable d'exécuter une manœuvre de circonstance, est supplantée par la souplesse de la légion romaine manipulaire d'origine samnite.

Composition et tactique

Arrivée sur le lieu désigné de la bataille, la troupe de hoplites se déploie en lignes serrées, épaule contre épaule, bras gauche replié vers le corps, en général sur 8 à 12 rangs.

Vu de face, le hoplite ne laisse que peu de parties de son corps à découvert : la tête est protégée par le casque à cimier en crins de cheval censé lui donner un air effrayant, ne laissant apparaître que les yeux ; le tronc, du menton jusqu'au haut des jambes, est inaccessible derrière le bouclier rond bombé (aspis koilè) qui comporte un emblème (l'épisème) identifiant le guerrier et sa cité et a aussi pour fonction de repousser le mauvais sort vers l'ennemi ; le côté droit du combattant est placé sous le bouclier de son voisin ; en deuxième protection pour le tronc, le hoplite porte une cuirasse de bronze qui lui recouvre le thorax, les épaules et le dos, parfois complétée par une plaque qui lui protège l'abdomen, éléments qui connaissent diverses évolutions ; les jambes, du genou à la cheville, sont quant à elles recouvertes par la cnémide, jambière réalisée dans une feuille de bronze ; accrochée à un baudrier, une épée destinée à la taille permet le combat au corps à corps ; de cet amas de bronze émerge une lance à pointe en bronze elle aussi.

Constituant la force principale sur le terrain, la phalange est appuyée par d'autres corps de troupe : des cavaliers, qui n'ont encore à l'époque qu'un rôle secondaire et des éléments légers de harcèlement, équipés d'arcs, de javelots ou de frondes. Ces derniers, au rôle parfois décisif (voir l'épisode de Sphactérie), seront longtemps déconsidérés, voire interdits durant la guerre lélantine, car pratiquant un combat déloyal et sans gloire. À cet ensemble s'ajoute la classe intermédiaire des peltastes.

Au signal, la phalange, formation compacte, s'avance au pas de charge vers les lignes ennemies et provoque pour l'adversaire au moment du contact l'effet d'un choc contre un mur de bronze hérissé de pointes du même métal, effet amplifié par la poussée due à l'élan des derniers rangs. L'assaut au pas de course n'a pas que pour effet l'inertie au moment du choc, il permet aussi de laisser les lignes en mouvement exposées moins longtemps aux attaques des archers et frondeurs. Seuls les Spartiates adoptent la marche pour monter à l'assaut comme nous le décrit Thucydide dans son récit de la bataille de Mantinée en 418 av. J.-C. lors de la guerre du Péloponnèse :

« Après cela, ils se mirent en marche: les Argiens et leurs alliés avançaient avec fougue et impétueusement, les Lacédémoniens, eux, avec lenteur, au rythme de nombreux joueurs de flûte... »
(Histoire de la guerre du Péloponnèse, V, 70)

Durant la charge, les combattants qui tombent sous les traits sont rapidement remplacés par ceux des rangs qui suivent, gardant ainsi la ligne de front intacte.

Pour remédier à ce problème, avec plus ou moins de succès, on place sur l'aile droite les troupes d'élite, en général locales et qui sont censées avoir plus de cœur au combat afin de protéger leur territoire et ont pour mission durant l'assaut de contenir cette dérive.

Il ne faut pas voir dans la phalange une formation en rectangle parfait à l'instar des armées d'une nation contemporaine de l'époque napoléonienne par exemple. En effet, la ligne était composée, d'une aile à une autre, de l'ensemble des troupes des cités-États alliées rangées par contingent, chacune choisissant éventuellement une profondeur de rangs différente.

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